CHAUSSETTES ET CHOCOLAT

Dernière sortie 2017 de notre délégation Rhône Alpes- 8,9 et 10 Septembre

Le top départ était donné au Garage Bobin le vendredi 8 à 13h30, après restauration de mi journée au Restaurant le Moulin de Galuzot, « cantine » toujours appréciée des Morganistes de passage pour sa simplicité et la qualité de son accueil.

Certains participants étaient même arrivés le Mercredi soir et le Jeudi. Quand on aime, on ne compte  pas son temps !

24 équipages au départ, venus de Rhône Alpes pour la plupart, mais aussi de PACA, de Normandie, d’Ile de France et de Suisse.

La météo est plutôt clémente avec tout de même quelques menaces dans un ciel à trois couleurs !

Nous voici donc à la manufacture Perrin, l’un des derniers fabricants de chaussettes et collants en France ; et surtout, maison familiale fondée en 1924, et toujours très attachée à ne produire que des articles de qualité. La vision de l’entreprise associe bien sûr les attentes des consommateurs et une constante innovation qui assure à la marque un développement prometteur à l’international.

La visite nous a aussi mis en présence de personnels satisfaits de leur ambiance de travail, ce qui, de nos jours mérite d’être souligné. Longue vie à la chaussette Perrin (sans bord comprimant !!)

C’est donc dans la bonne humeur que se sont effectués nos achats, avant de quitter le magasin d’usine remarquablement installé dans une architecture métallique très évocatrice du passé industriel de notre bassin minier.

Retour parking. Des trois couleurs du ciel, c’est le bleu qui domine et c’est donc un cortège de Morgan

«  topless » qui emprunte la petite route longeant le canal du centre. Pas de camions,beaucoup de virages au bord d’une eau calme.

C’est le plaisir de la conduite comme on l’aime, jusqu’à Chassey le Camp où notre hôtel se niche, sans vis-à-vis dans un vallon très champêtre et d’un calme absolu. La piscine accueille les uns, les chaises longues les autres, en attendant l’apéro, puis le diner animé et joyeux comme à l’habitude.

Le samedi matin, les écluses célestes s’ouvrent quelque peu à l’heure du petit déjeuner mais on note en observant le ciel qu’elles ne se videront sans doute pas sur la journée entière, ce qui décide le dernier équipage du cortège (Clément et moi-même) à rester ouvert : en se disant «  on verra bien ! » Et on a bien vu n’est ce pas Clément ?  Les pneus chuintent sur la route mouillée mais le paysage reste beau dans des tons blafards, et puis si l’on roule à 80 km/h les gouttes passent au dessous de nos têtes pour n’arroser que les feux rouges (enfin presque !).

 A l’arrivée chez le chocolatier Dufoux nous visitons le laboratoire ultra moderne qui n’a plus rien de commun avec l’ancienne implantation de La Clayette. Mais au-delà de l’extrême précision technologique des instruments de travail on sent là aussi le souci de préserver le côté artisanal et l’invention sans cesse renouvelée qui ont fait la renommée de la maison.

Après un déjeuner «  viandeux » à la maison du Charollais, puisqu’il nous faut consommer local ! Nous redescendons à la chocolaterie pour y déguster quelques douceurs sur un petit café. Certains gourmands parviendront même à grappiller quelques suppléments au risque d’affoler les caméras de surveillance !

Après les traditionnels achats dans la boutique tentatrice, nous reprenons la route en direction de notre hôtel en variant toutefois l’itinéraire pour traverser les vignobles de Givry, Buxy et Mercurey où les vendangeurs nous saluent très cordialement. Le soleil est de retour et peu à peu les capotes se replient dans leurs logements pour y rester jusqu’à la fin du weekend.

Le lendemain matin, tout le monde est en forme après une nuit réparatrice dans cet endroit bien choisi, et les ondées de la veille ayant purgé le ciel, c’est sur une très belle lumière que nous abordons les paysages ouverts que nous dégustons des yeux depuis une jolie route de crête. Par de jolis méandres routiers très peu encombrés, nous parvenons au Creusot où l’on nous accueille dans la cour du château, résidence des Schneider jusqu’en 1969, et aujourd’hui musée de l’homme et de l’industrie. La visite remarquablement commentée laisse apparaitre la qualité de préservation de ces trésors patrimoniaux que sont les collections diverses. L’histoire du génie industriel est très bien restituée tant au niveau de la période Schneider qu’à celui ,plus ancien ,de la cristallerie royale dont les productions exposées n’ont rien à envier à celles de Baccarat ou de Bohème. Les deux fours de la cristallerie subsistent, mais l’un d’entre eux a été transformé au début du 20ième siècle en un superbe petit théâtre à la décoration intérieure ravissante et conservée dans un parfait état d’origine.

Ce petit bijou est exceptionnel dans la région et il accueille toujours des concerts avec ses très beaux décors en trompe l’œil et son excellente acoustique.

Après le déjeuner à la rose des vents à St Symphorien de Marmagne dans une salle à manger panoramique qui nous offre encore un beau paysage, il nous faut penser au retour.

Ce sont les traditionnelles embrassades de la séparation et la promesse de se retrouver très vite

Pour d’autres découvertes dans une ambiance club qu’il nous appartient de préserver longtemps.

Bravo à tous pour avoir animé cette sortie avec la bonne humeur que nous vous connaissons.

« Morganisons » souvent ainsi et remercions Ghislaine et Georges qui ont mis sur pied ces bons moments culturels et gastronomiques.

                                              

                                                                                      Jean Jacques Brun