Sortie culturelle et gourmande du Dimanche 11 Mars 2012 à Ambierle dans le Roannais

 

G.O dévoués à l’organisation : Bernard et Gisèle Livet , Jean Pierre et Martine Domenjoud

Sponsors pour une jolie plaque souvenir : Ghislaine et Georges Bobin

Effectifs : 24 équipages de la 4 /4 à l’aéro en passant par la plus 4 , le V6 et la plus 8

 

Départ à 7h pour les 3 équipages Montcelliens. Fraicheur matinale tout à fait stimulante.

Routes touristiques agréables et parfaitement roulantes à cette heure où les petits paresseux sont encore en train de tremper leurs tartines.

Nous sommes à l’heure au rendez vous d’Ambierle, heureux de revoir de bonnes têtes de morganistes bien connues et d’en découvrir de nouvelles toutes aussi sympathiques.

Nous allons visiter le tunnel d’affinage de la maison MONS dont l’histoire vaut d’être brièvement rappelée.

En 1964, Hubert MONS et son épouse décident de vendre des fromages sur les marchés de la région Roannaise.

En 1983, le fils aîné inaugure le premier point de vente aux halles Diderot, après un parcours chez les plus grands fromagers parisiens, il développe alors l’entreprise en diversifiant les points de vente, y compris à l’export, et en se consacrant à l’affinage.

En 2000, Hervé est consacré meilleur ouvrier de France.

En 2002, Hervé et Laurent sont élus fromagers de l’année par le guide PULDO France.

En 2005, après la mise en place du 1er concours international du métier de fromager, c’est la consécration et l’implantation aux Etats Unis et à Londres.

En 2009 : Reprise de la boutique Maréchal aux halles de Lyon.

La maison Mons fournit aujourd’hui les plus grandes tables. Bien qu’elle ait aussi investi dans la fabrication, l’affinage reste le cœur du métier, avec l’aménagement à Ambierle d’un ancien tunnel ferroviaire devenu par son savoir faire une cave d’affinage d’exception dont sortent des produits irréprochables, élaborés par des gens hors du commun.

Et …surprise heureuse lorsque nous parvenons au bout du tunnel à l’issue de la visite, nous pénétrons dans la salle de dégustation. Comme c’est joli un verre de Condrieu élégamment présenté sur une petite assiette en ardoise escorté d’une tranche de pain bis et de trois fromages que nous sommes invités à savourer dans l’ordre indiqué par le maître, afin d’apprécier au mieux la montée chromatique des saveurs et des textures.

Nous terminons sur un comté dont la longueur en bouche est exceptionnelle et dont l’alliance avec ce grand vin blanc n’est qu’un mariage d’amour !

Ah, mazette, c’est un métier. En effet l’humeur est donc excellente lorsque nous nous débarrassons des blouses et des charlottes dont nous étions affublés et nous sommes prêts pour aborder la visite du prieuré d’Ambierle à quelques pas de là.

Après l’extase vulgaire des papilles, un peu de spiritualité. L’histoire d’Ambierle se confond avec celle d’une abbaye bénédictine fondée au haut moyen âge. L’établissement monastique a été rattaché à l’ordre de Cluny au Xe siècle puis réduit en prieuré au début du XIIe siècle.  L’édifice visible aujourd’hui a été reconstruit dans la 2ième moitié

du XVe siècle en intégrant les éléments antérieurs.

L’aspect extérieur est d’une grande élégance et la magnifique toiture en tuiles vernissées bourguignonnes  fait penser aux hospices de Beaune. L’alliance heureuse du granit et du calcaire blond invite le regard à caresser la pierre.

A l’intérieur, le visiteur est saisi par l’impression de grande élévation, soulignée par l’étroitesse relative de la nef parfaitement adaptée à la hauteur sous clé de 16 mètres. Ca aussi, c’était un métier !

Reste à admirer le magnifique retable de la passion qui meuble magistralement le chœur et qui lui aussi fait penser à Beaune, puisque les hospices abritent le célèbre tryptique de Van der Weyden, dont celui-ci est manifestement le cousin.

Nous devons maintenant reprendre la route pour un circuit montagneux préparé avec soin par les complices cités plus haut.

Contact pour les 24 Morgan et le convoi se forme. Le parcours plait aux conducteurs et à leurs montures car ça serpente à souhait, ça monte jusqu’aux environs de la loge des gardes, et, puisqu’il fait encore frais, et que nous parviendrons jusqu’à 900 mètres, la neige est toujours présente sur les accotements, ce qui s’accorde bien avec les paysages que nous traversons.

Pour le blanc cassis et le benedicite de 12h30, c’est l’auberge panoramique les Hauts du Roy à Villerest qui nous accueille. Jolie salle toute à nous et joli repas bien composé (car sans fromage) puis plongée directe sur un bon petit dessert.

Vous ai-je déjà dit que les Livet + les Domenjoud = une équipe qui gagne lorsqu’il s’agit d’organiser un moment agréable dont on se souviendra !

Merci les amis, et à bientôt pour de nouvelles aventures sur l’autel des plaisirs de bon goût.

                                                                                                                                                                     Jean Jacques Brun